Robin Lamboley : « Bordeaux est un très bon club ! »

Robin Lamboley a décidé de quitter Anglet pour les Boxers de Bordeaux où cet attaquant de 25 ans retrouve Olivier Dimet, qu’il avait déjà eu pour entraîneur dans le Pays-Basque. C’est avec beaucoup d’ambition que ce natif des États-Unis formé à Grenoble a rejoint la capitale régionale. Vendredi et Samedi, il se retrouvera face à ses anciens partenaires de l’Hormadi en matchs de préparation, ce qu’il attend avec impatience….

Après 2 belles saisons à Anglet, tu as décidé de répondre positivement à la proposition des Boxers de Bordeaux. Qu’est-ce qui t’a convaincu de faire ce choix ?

« Je pense que Bordeaux est un très bon club qui a beaucoup d’ambition et c’est ce qui m’a fait venir ici. J’avais aussi déjà joué pour Olivier Dimet durant ma première année à Anglet et j’avais beaucoup apprécié. Il y avait donc aussi cette opportunité de rejouer pour lui et Bordeaux a un très bon effectif« 

Tu vas rencontrer 2 fois Anglet, Vendredi à la Barre et Samedi à Mériadeck, pour la première fois depuis ton départ. Tu abordes ça de quelle manière ?

« Pour l’instant, il s’agit de matchs tests. On est encore dans la préparation mais c’est sûr que ça reste un derby. Ça va me faire bizarre de jouer contre mes anciens collègues, mais je vais tout donner. On va pouvoir mettre en place le système qu’on a vu. Le premier match est à Anglet et j’ai hâte d’y être et de jouer contre eux ! »

Tu vas entamer ta première saison avec le maillot des Boxers de Bordeaux. Quelle ambition as-tu avec ce club ?

« Je vais essayer d’apporter tout ce que je peux à l’équipe offensivement et défensivement, et je vais tout faire avec mes collègues pour qu’on puisse aller le plus loin possible et qu’on remplisse nos objectifs »

La préparation a été particulièrement perturbée par la crise sanitaire. Penses-tu que vous serez prêts pour attaquer la saison, que vous n’aurez pas trop de déficit par rapport à d’autres équipes ?

« Je pense que, malgré les 2 semaines d’arrêt de l’entraînement à cause du virus, tout ira bien. On s’est bien rattrapé. Cela dit, on avait repris assez tôt par rapport à d’autres équipes. Avec les 2 matchs contre Anglet plus celui contre Nantes, je pense qu’on sera prêt »

Tu as toi-même été testé positif au virus. Comment vas-tu ?

« Je n’ai pas été énormément malade. Mais ce qui m’a le plus embêté, c’est qu’on avait déjà eu une bonne semaine d’entraînement, très fatigante. S’arrêter brutalement pendant 2 semaines, pour la forme, ce n’est pas top. Et revenir 2 semaines après, c’est un peu compliqué. On sent la fatigue au début, mais maintenant ça va très bien »

Parlons un peu de toi. Tu es un joueur un peu atypique. Tu es né aux États-Unis, d’une famille française, et tu as la double nationalité…

« En fait il n’y a que moi qui suis Américain dans ma famille. Mes parents ont eu l’opportunité de partir aux États-Unis pour le boulot de mon père et je suis né là-bas. Et la famille est revenue en France alors que j’avais 2 ans ! Comme on était à Grenoble, que mes frères faisaient déjà du hockey, dès l’âge de 3-4 ans je m’y suis mis à mon tour. J’ai fait tout mon hockey mineur à Grenoble »

Et tu étais un joueur précoce puisque tu avais 14 ans quand tu as fait ta première apparition….

« J’ai été surclassé très tôt, c’est vrai. J’ai joué aussi en U22 à 17 ans et en 2013  je suis reparti aux États-Unis pendant deux ans (en USPHL, une ligue universitaire). Puis je suis revenu en 2015 à Grenoble pour faire ma première saison en pro avec les Brûleurs de Loups. J’ai ensuite enchaîné à Dijon puis à Chamonix avant d’aller à Anglet »

A 25 ans, tu as déjà un parcours significatif, et on imagine que tu as encore une marge de progression…

« Un de mes objectifs personnels, c’est d’encore progresser individuellement et d’avoir un rôle important dans une équipe… »

Recueilli par Claude Canellas