« Il y a du potentiel ici », juge Philippe Bozon

publié le 21.03.16 | écrit par Yoan Leshauriès | Sud Ouest

Nouveau coach des Boxers de Bordeaux, l’ex-international français a été séduit par la patinoire Mériadeck et le projet présenté par les dirigeants. Il travaille déjà sur la saison prochaine.

 Philippe Bozon : « J’ai déjà pris des contacts avec des renforts éventuels ». © photo quentin salinier

« Sud Ouest ». Pour votre arrivée à Bordeaux, les Boxers l'ont emporté 6-1 face à Chamonix. Avez-vous apprécié le spectacle ?

Philippe Bozon. J'avais déjà joué ici avec l'équipe de France contre le Canada mais aussi avec Grenoble. Les tribunes étaient déjà pleines à l'époque. C'est une belle patinoire de hockey, il y a une super ambiance. C'est toujours important pour les joueurs, ça donne un plus.

 
Comment s'est conclue votre arrivée chez les Boxers ?

On a eu des contacts il y a quelques temps. Tout le monde savait que j'étais sur le marché, d'autres clubs étaient aussi intéressés (NDLR : Lyon et Amiens notamment). J'étais venu à Bordeaux pour voir l'équipe, les installations... Je savais que les dirigeants avaient à cœur de bâtir quelque chose de compétitif pour l'avenir. On s'est rejoint sur différents points. Dès le départ, il y a eu une bonne relation entre nous, j'ai aimé la sincérité des échanges. Il y a du potentiel, des choses en place pour monter quelque chose de bien ici.

 
Vous connaissez la plupart des joueurs. Cela a pesé dans votre décision ?

Il y a une ossature intéressante avec des joueurs de qualité. Mais le plus gros du travail commence maintenant. On dit souvent que la réussite d'une saison se fait au moment des transferts. On doit d'abord parler à certains joueurs qui sont ici et scruter le marché pour renforcer l'équipe.

 
Après une année sans hockey, suite à votre départ d'Épinal, cela vous manquait ?

C'est ma passion donc c'est toujours difficile. Après, je suis assez occupé de suivre des matchs avec mes enfants : un qui joue en Suisse (Kévin, à La Chaux-de-Fonds), l'autre au Canada (Tim a débuté la saison à Saint-John's en AHL pour la terminer avec Brampton Beast en ECHL). Ça permet aussi de voir d'autres choses. Ce n'est jamais inintéressant, même si on aimerait être toujours en action. Avant de m'engager quelque part, je voulais être sûr d'avoir de bonnes conditions de travail. C'est primordial en Ligue Magnus.

 
On a sûrement dû vous parler des problèmes d'indisponibilité de la patinoire Mériadeck...

On a fait le tour de tous les problèmes. Il ne faut pas oublier que la saison prochaine, ce sera un championnat complètement différent (avec 44 matchs de saison régulière) avec un nouveau rythme. Si on joue trois fois par semaine, il y aura de toute façon moins d'entraînements. Ce sera peut-être un peu moins problématique que cette saison. De toute façon, je ferai tout pour trouver des alternatives quand on n'aura pas la glace.

 
Après avoir manqué de peu les play-offs, les Boxers en feront l'objectif prioritaire la saison prochaine ?

Il est encore trop tôt pour le dire. On va se laisser le temps de monter une équipe. Ensuite, on aura le temps de parler des objectifs. La Ligue va se resserrer à 12 équipes la saison prochaine, ça sera très serré.

 
Faut-il s'attendre à de grands bouleversements dans l'effectif bordelais ?

On peut s'attendre à tout, comme à pas grand-chose. Il faut d'abord rencontrer les joueurs qui sont déjà ici, connaître leurs souhaits... J'ai déjà pris des contacts avec des renforts éventuels mais ça, ça viendra après.